Laureen, jeune comédienne de 27 ans originaire de Bourgogne, nous ouvre les portes de son parcours riche en défis et en accomplissements. Entre théâtre, cinéma et photographie, elle partage avec authenticité ses inspirations, ses projets et les apprentissages qui ont jaloné son chemin artistique.
Pour commencer, pouvez-vous nous parler un peu de vous et de votre parcours en tant que comédienne ?
Je m’appelle Laureen, j’ai 27 ans et je suis originaire de Bourgogne. Depuis toute petite, l’univers du cinéma m’a fascinée, mais c’est d’abord dans l’écriture et la réalisation que je me voyais évoluer. Le goût du jeu est venu plus tard, à un moment où je n’avais pas les moyens d’intégrer une école de cinéma. C’est donc tout naturellement que j’ai choisi les Cours Florent, une école presque mythique pour ceux qui grandissent en province. J’ai passé le concours d’entrée avec l’intention de faire une première année de théâtre, puis de bifurquer en cinéma. Mais le théâtre a été une véritable révélation pour moi.
Mon parcours a certes été semé de doutes, mais chaque étape m’a rapprochée de ma passion. Arriver à Paris à 19 ans, toute seule, sans jamais avoir quitté ma petite ville de province, a été un défi immense. Jamais, à l’époque, je n’aurais imaginé que je tiendrais un jour le rôle de la Reine de la Nuit à l’Opéra Garnier, ou que je serais capable de jouer aux côtés de géants comme Monica Bellucci ou Laure Calamy. Aujourd’hui, je suis plus déterminée que jamais à faire entendre ma voix.
Qu’est-ce qui vous a poussé à choisir le double cursus cinéma et théâtre au Cours Florent ?
J’ai choisi le double cursus cinéma et théâtre au Cours Florent parce que je trouve essentiel d’être « multicasquette » dans le domaine des arts du spectacle. Le théâtre m’a appris à être en contact direct avec le public, à maîtriser mon corps et ma voix. Le cinéma, quant à lui, m’a ouvert à la narration visuelle, à l’importance de l’image et du montage. Je crois que ces deux pratiques se nourrissent l’une l’autre, et être formé à la fois sur scène et devant la caméra m’a donné une liberté d’expression que je trouve indispensable.
Comment êtes-vous passée de la comédie au mannequinat photo ?
Je ne me considère pas vraiment comme mannequin, mais je pense qu’avoir une bonne maîtrise de la pose est essentielle lorsqu’on est comédienne. Savoir poser permet d’obtenir des clichés précis, qui reflètent une ambiance ou une émotion particulière, et qui peuvent être des atouts dans le cadre d’une candidature ou d’une audition.
Parmi vos expériences Brave Monkey, y a-t-il des projets qui vous ont particulièrement marquée ?
Le projet qui m’a le plus marqué en théâtre avec ma compagnie est sans aucun doute Al Di Là Della Montagna. Nous avons eu la chance de partir jouer cette pièce en Italie, et c’était une expérience inoubliable. Un des défis majeurs de cette aventure a été que j’ai dû apprendre à jouer en italien, alors que je ne parlais pas du tout la langue à l’époque. Cette expérience m’a permis de sortir de ma zone de confort et de renforcer mon amour pour le théâtre et la création collective.

Entre le cinéma, le théâtre et la photographie, dans lequel de ces univers vous sentez-vous le plus à l’aise ?
Le cinéma reste mon premier amour. En tant que comédienne, le cinéma me permet de jouer de manière très intime, d’explorer des émotions et des personnages avec une précision fascinante. Mais ce qui me plaît aussi, c’est la possibilité d’aller plus loin que le jeu, en m’intéressant à l’écriture et à la réalisation. Le cinéma est à la croisée de toutes mes passions artistiques.

Quels défis avez-vous rencontrés en travaillant comme comédienne ?
Le plus gros défi aujourd’hui, c’est clairement de se faire un nom et de décrocher des contrats. Nous sommes nombreux à vouloir travailler dans le cinéma, et la concurrence est féroce. C’est un milieu où il faut constamment se renouveler, être persévérant, et surtout savoir saisir les bonnes occasions lorsqu’elles se présentent.
Pour vos collaborations en photo, quels styles ou thématiques vous inspirent le plus ?
En shooting, ce que j’aime particulièrement, c’est jouer sur le côté androgyne. C’est une dimension que je trouve fascinante. L’androgynie permet de flouter les frontières entre les genres, d’explorer des styles différents et de créer des images à la fois puissantes et mystérieuses.
Quelles personnalités ou œuvres vous inspirent particulièrement ?
La personne qui m’inspire le plus dans le milieu du cinéma, c’est sans hésiter Xavier Dolan. J’admire profondément son travail, sa vision artistique unique et sa capacité à mêler sensibilité et puissance dans ses films. Il arrive à créer des personnages complexes, profondément humains, tout en offrant une esthétique cinématographique inoubliable. Dolan incarne pour moi l’idéal de la liberté créative, de la jeunesse qui ose.
Y a-t-il un metteur en scène avec qui vous rêveriez de collaborer ?
Pour toutes les raisons évoquées précédemment, je rêverais de collaborer avec Xavier Dolan. L’idée d’être dirigée par lui, de tenir un rôle dans l’un de ses films, serait une véritable consécration pour moi. Cela représenterait un accomplissement personnel et artistique, un défi à la hauteur de mes ambitions.
Quels sont vos objectifs à court ou moyen terme ?
Dans la comédie, j’aimerais vraiment obtenir des rôles de plus en plus importants, et surtout pouvoir défendre des personnages forts qui véhiculent des messages engagés. Mon objectif est de jouer des rôles qui soulignent des problématiques sociales ou personnelles importantes, et ainsi pouvoir toucher le public de manière plus profonde.

Y a-t-il un rôle qui représenterait, pour vous, un aboutissement artistique ?
Jouer le rôle d’une personnalité féminine inspirante dans un biopic serait pour moi un véritable accomplissement artistique. Ce projet me permettrait de mêler à la fois l’art et l’engagement, en donnant vie à une figure emblématique qui porte un message fort et motivant.
Quel conseil donneriez-vous à une jeune artiste souhaitant suivre un parcours similaire ?
Je vais citer Xavier Dolan : « Tout peut arriver à qui ose, rêve, travaille et n’abandonne jamais. » La route sera semée d’embûches, mais c’est dans l’audace de prendre des risques, dans l’énergie consacrée à son travail et dans la persévérance face aux difficultés que l’on trouve la clé du succès. Il faut croire en soi, repousser les limites, et surtout, ne jamais abandonner.

Laureen Morlin — Comédienne • Paris
Portfolio : laureenmcomedienne.bookfolio.fr


